Publicité mensongère vous avez dit ?
Marketing   Par JR, le 15. juillet 2012   |   0 CommentaireDepuis plusieurs années l’industrie des produits de maquillage use et abuse de effets spéciaux et autres photomontages pour embellir les stars qui y sont mis en avant. Un gloss qui fait brillé (et baaam un feu d’artifice), un mascara qui donne un effet allongé (oh des faux cils !) ou la fameuse crème de nuit qui vous fait rajeunir de 20ans, j’en passe c’est des meilleurs.
Du coup, la réalité que nous avons à propos des mannequins qui prêtent leurs traits pour ces publicités façonnent le monde (un gros mensonge bien évidemment) mais surtout, le client lambda peut se sentir lésé car il n’aura pas l’effet escompté présenté dans la publicité !
C’est l’article L.121-1 du code de la consommation qui définit la publicité mensongère. Concrètement, la publicité est « trompeuse » quand elle est de nature à induire en erreur le consommateur « moyen » (présentation ambiguë, utilisation de termes trompeurs, omission d’une indication, inscription illisible).
Dans le domaine de la beauté il y a eu beaucoup trop d’abus si vous voulez mon avis.
Bien qu’en 2009, il y a eu une proposition de loi pour indiquer s’il y a eu des retouches sur une photo, celle-ci semble peu ou pas appliquée par les publicitaire (le faux se vend si bien).
En juillet dernier, l’Oréal était une nouvelle fois accusé de publicité mensongère au Royaume-Uni. Il s’agissait d’une publicité pour un fond de teint Lancôme porté par Julia Roberts et qui est censé « recréer l’aura d’une peau parfaite ». L’entreprise n’a pas pu fournir les photos « avant shooting » de son ambassadrice, le contrat passé avec l’actrice ne le permettant pas. N’ayant pas suffisamment de preuves pour démontrer que les photos publiées sont bien le résultat de l’utilisation du fond de teint, le régulateur a pris la décision d’interdire la reproduction de la publicité.
L’Oréal étant habitué à ce type de situation, on peut citer d’autres exemples : en 2007, dans le cadre d’une campagne publicitaire pour le mascara, l’actrice Pénélope Cruz portait des faux cils, puis en 2009, dans un spot pour le shampoing Elvive la chanteuse Cheryl Cole portait des extensions capillaires…
Bref (comme dirait l’autre), nous vivons dans un monde qui ne peut plus vendre la réalité, tout doit être sublimé ! Les femmes se croient laides et achètent du maquillage qui « les rendrait plus belles » et les hommes pensent que toutes les femmes devraient ressembler à ce que l’on voit à la TV et dans la magazine.
Si pour une fois les marques devenaient « honnêtes » la société dans laquelle nous vivons serait plus simple ne croyez-vous pas ?




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